D’après le chef de l’État, les services de renseignement congolais observent toujours un renforcement des groupes armés dans l’Est. Kinshasa attribue ces mouvements à l’implication de Kigali et transmet régulièrement ces éléments à ses partenaires internationaux. Sans dévoiler de détails opérationnels, Tshisekedi souligne que les autorités restent en alerte face à la situation sur le terrain.

Le président a réaffirmé l’axe de sa diplomatie : accentuer la pression sur la scène internationale. La RDC multiplie les démarches auprès de ses partenaires pour alerter sur la violence persistante à l’Est et son impact humanitaire. L’objectif est clair : obtenir un engagement plus concret de la communauté internationale pour des solutions durables.

Les États-Unis figurent parmi les interlocuteurs centraux cités par Tshisekedi. Washington est présenté comme un partenaire majeur dans les efforts de médiation et de stabilisation des Grands Lacs. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large où Kinshasa cherche à élargir et consolider ses soutiens.

Au-delà du volet sécuritaire, Kinshasa et Kigali s’affrontent aussi sur le plan de la communication. Chaque capitale impose son récit du conflit, nourrissant une bataille diplomatique constante. Cette guerre des narratifs entretient un climat de méfiance durable entre les deux voisins.

Sur le terrain, les initiatives régionales et internationales peinent à stabiliser l’Est de la RDC. Malgré les efforts diplomatiques en cours, les tensions entre Kinshasa et Kigali continuent de fragiliser l’équilibre sécuritaire dans la région des Grands Lacs.