Créé par la loi n°011/2022 du 29 août 2022 portant Code forestier, le CCNF incarne l’exigence légale d’une gestion partagée des forêts. Le chapitre III, et plus précisément l’article 24, impose au ministère des Forêts de travailler main dans la main avec les autres ministères, le secteur privé, les ONG et les communautés locales pour toute décision structurante.

Dans cette dynamique, l'article 29 de la même loi consacre la création du CCNF et des conseils consultatifs provinciaux des forêts (CCPF). Ces organes constituent des cadres multi-acteurs chargés de formuler des avis sur des questions spécifiques liées à la gestion durable des forêts, tant au niveau national que provincial.

La session a réuni plusieurs personnalités et partenaires impliqués dans la gouvernance forestière, notamment la ministre de l'Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, ainsi que des représentants du FONAREDD, du CAFI, du PNUD et de l'AFD. La société civile, les peuples autochtones et des délégués de l'administration publique, dont le secrétariat général à l'Agriculture, ont également pris part aux travaux.

Prenant la parole lors de l'ouverture solennelle, la ministre Marie Nyange Ndambo a souligné l'importance de cette session, qu'elle a qualifiée d'étape décisive dans l'histoire de la gouvernance forestière du pays. Selon elle, il s'agit de doter enfin la RDC d'une politique forestière nationale élaborée dans un esprit de concertation et de responsabilité partagée.

Au-delà de la validation du document stratégique, la session poursuivait plusieurs objectifs spécifiques, notamment : la validation des résultats issus de l'atelier national de validation technique de la politique forestière, l'évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route relative à la révision du Code forestier, ainsi que les échanges sur les prochaines étapes du processus de réforme.

Les résultats attendus de ces assises incluent la validation formelle de la politique forestière nationale, un état des lieux actualisé de la réforme du Code forestier et la formulation de recommandations visant à garantir la cohérence et l'efficacité du processus en cours.

Avec cette validation, la RDC tourne une page importante. Deuxième poumon vert de la planète, le pays pose les bases d’une gestion forestière plus structurée, inclusive et durable, capable de concilier préservation de la biodiversité, développement économique et droits des communautés.