Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits humains condamne fermement cet assassinat et exige l'ouverture d'une enquête internationale, crédible et indépendante, pour identifier les auteurs du crime et leurs éventuels commanditaires.

Ce silence des autorités ougandaises alimente les soupçons d'une opération de répression transnationale, cette pratique par laquelle un État traque, intimide ou élimine ses opposants au-delà de ses frontières.

Le régime de Paul Kagame se retrouve, une nouvelle fois, au cœur des interrogations sur le sort réservé aux voix dissidentes rwandaises en exil. À ce stade, toutefois, aucun élément judiciaire rendu public par la HRF ne permet d'attribuer formellement ce meurtre aux autorités de Kigali.

Au-delà du cas de Robert Kabera, c'est la sécurité des réfugiés politiques et des opposants en exil qui est en jeu, ainsi que la capacité des États d'accueil à les protéger contre d'éventuelles opérations menées depuis l'étranger.

En réclamant une enquête internationale, la Human Rights Foundation veut faire toute la lumière sur ce meurtre d'une brutalité extrême et éviter que la mort de Robert Kabera ne reste impunie.