Le 21 octobre 2026, la Cour de répression des infractions économiques et financières l'a reconnu coupable de corruption, de détournement de deniers publics, d'enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. Il a toutefois été relaxé des faits de faux et usage de faux.

À la peine de prison s'ajoutent une amende de deux milliards de francs guinéens, cinq ans d'inéligibilité et la confiscation de ses biens situés en Guinée et au Sénégal. L'affaire porte notamment sur la gestion d'une subvention annuelle de 20 milliards de francs guinéens destinée au fonctionnement de la Cour constitutionnelle.

Détenu depuis décembre 2022, Mohamed Lamine Bangoura a dirigé cette institution durant une période marquée par de fortes tensions politiques autour de la réforme constitutionnelle ayant permis à Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Sa condamnation intervient dans le cadre des poursuites engagées contre plusieurs anciens responsables publics après la chute du régime d'Alpha Condé en septembre 2021.