C'est la fin d'un long calvaire. Enlevées séparément à Agadez, dans le nord du Niger, en janvier et avril 2025, Eva Gretzmacher et Claudia Abbt ont été libérées en septembre 2026, selon plusieurs sources médiatiques. Les deux femmes ont ensuite été transférées à Benghazi, dans l'est de la Libye. Les circonstances exactes de leur libération n'ont toutefois pas été officiellement détaillées.

Dans cette opération, le nom de Saddam Haftar, fils du Maréchal Khalifa Haftar, est associé à la médiation libyenne. Son implication s'inscrirait dans une dynamique où les acteurs de l'est libyen cherchent à renforcer leur influence dans les enjeux sécuritaires au-delà de leurs frontières. Les modalités des négociations et l'existence éventuelle de contreparties restent cependant inconnues.

Cette affaire rappelle également la vulnérabilité des personnes présentes dans les zones sahéliennes, où les groupes armés étendent leurs activités. Les enlèvements constituent à la fois un drame humain pour les victimes et leurs proches, mais aussi un enjeu sécuritaire et diplomatique majeur pour les États concernés. La libération des deux femmes ne dissipe donc pas les inquiétudes liées à la persistance de cette menace dans la région.

Au-delà du soulagement suscité par leur libération, cette affaire souligne la complexité des rapports de force au Sahel, où les enlèvements et l'activité des groupes jihadistes dépassent les frontières nationales. Elle pose aussi la question de la place que pourraient prendre les médiations libyennes dans les prochaines négociations liées aux otages dans la région.