Il rappelle que des sanctions ont été imposées à l’AFC/M23 ainsi qu’à l’ancien président Joseph Kabila, accusé de liens avec ce mouvement. En revanche, aucune mesure équivalente ne vise les autorités de Kinshasa, malgré les reproches qui pèsent également sur elles.

Pour Nyarugabo, ce déséquilibre révèle la véritable orientation de Washington. Il estime que, qu’il s’agisse de la Maison-Blanche ou des émissaires engagés sur le dossier, la posture américaine s’écarte de la neutralité affichée.

Il alerte : un tel traitement, perçu comme un soutien tacite à une partie, compromet toute perspective de règlement durable. À ses yeux, la paix exige l’impartialité. Sanctionner un seul acteur rompt l’équilibre indispensable au dialogue.

Il conclut que des mesures unilatérales ne peuvent ni rétablir la confiance ni jeter les bases d’une paix réelle. Sans démarche jugée équitable, la médiation américaine ne pourra, selon lui, aboutir à une solution pérenne.