Placée sous le thème « Valorisation du patrimoine de l’Afrique centrale pour favoriser son inscription sur la liste du patrimoine mondial », cette rencontre, initiée par le Groupe africain de l’UNESCO via son sous-groupe Afrique centrale, a réuni plusieurs délégations de la sous-région autour des enjeux de préservation et de reconnaissance du patrimoine africain.

Les échanges ont principalement porté sur les défis liés à l’identification et au recensement des sites susceptibles d’être inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que sur les mécanismes de suivi post-inscription : protection, conservation et valorisation des sites concernés.

Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs juridiques et administratifs dédiés à la sauvegarde du patrimoine, tout en soulignant son potentiel économique, notamment via le développement du tourisme culturel et écologique.

Plusieurs intervenants ont plaidé pour une nouvelle approche de la préservation : la protection des sites culturels et naturels ne doit plus être perçue comme un obstacle au développement. Pour les délégations présentes, patrimoine et développement doivent désormais avancer de pair.

La République démocratique du Congo (RDC) était représentée par son ambassadeur en France, Émile Ngoy Kasongo. L’Angola a pris part à la rencontre par l’intermédiaire de son ambassadrice auprès de l’UNESCO, Maria Cândida Pereira Teixeira, tandis que le Congo-Brazzaville était représenté par Henri Ossebi, ambassadeur délégué permanent auprès de l’UNESCO. Le Cameroun figurait également parmi les pays participants.

À l’issue de la conférence, un constat commun s’est dégagé : la préservation du patrimoine passe par une approche intégrant nature et culture, indissociables dans la construction de l’identité et du développement des peuples.

« L’Afrique centrale a déjà une voie. Des dynamiques sont enclenchées, parce que son histoire doit être connue. Cette conférence vise justement à donner les moyens nécessaires pour poursuivre cette marche vers la reconnaissance et la protection du patrimoine », a déclaré Henri Ossebi.

Au-delà des échanges diplomatiques, cette rencontre a surtout permis de renforcer la visibilité de l’Afrique centrale au sein de l’UNESCO et de réaffirmer l’ambition des États de la sous-région : faire du patrimoine un véritable instrument de transmission, de mémoire et de développement durable.