Dans un courrier officiel daté du 2 mai 2026 à Kinshasa, le ministre donne un délai de 48 heures au gouverneur pour abroger l’arrêté provincial autorisant ces taxes. Il exige aussi la dissolution de la Direction de contrôle des recettes des péages et pesages, DICOREP, qualifiée de structure illégale.

Le document impose l’arrêt total de toute opération liée à l’installation de péages ou de postes de pesage sur ce tronçon stratégique. Cela inclut l’interdiction de déployer des agents provinciaux ou de maintenir des services actifs sur place.

John Banza exige également les preuves d’exécution de ces mesures sans délai, avec copie à son cabinet et au Procureur général près la Cour d’appel du Kongo Central.

En cas de non-exécution, le ministre évoque plusieurs sanctions : saisine du Conseil d’État pour excès de pouvoir, proposition de suspension administrative du gouverneur, et recours au Parquet financier pour perception illégale présumée de deniers publics.

Le gouverneur dispose par ailleurs de 24 heures pour transmettre un rapport circonstancié justifiant les décisions prises par la province et l’état d’avancement des mesures exigées.

À travers cette mise en demeure, Kinshasa réaffirme le principe d’unicité de l’État et rappelle que l’autorité provinciale doit s’exercer dans le strict respect des lois de la République.