Lors d’une conférence de presse, le chef de l’État congolais a insisté sur la nécessité de traiter toute question liée à la Loi fondamentale dans le strict respect de l’État de droit, en excluant toute forme de précipitation ou d’“obsession politicienne”.

“La Constitution n’est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance”, a déclaré Félix Tshisekedi, rappelant le rôle central qu’elle joue dans l’organisation de la République et la stabilité des institutions.

Pour le garant du bon fonctionnement des institutions, la Constitution demeure avant tout “le pacte fondamental qui organise notre vie commune, garantit l’équilibre de nos institutions et protège la stabilité de la nation”. À ce titre, toute initiative visant à la réviser ou même à ouvrir le débat sur son évolution doit, selon lui, répondre à des exigences élevées de responsabilité et d’intérêt général.

Tshisekedi fils a ainsi appelé les acteurs politiques et sociaux à privilégier une approche empreinte d’écoute, de rigueur et de maturité dans les échanges publics autour des questions institutionnelles.

“Y toucher, ou même en débattre, exige de l’écoute, de la rigueur, de la responsabilité et un sens élevé de l’intérêt national”, a-t-il affirmé.

Dans un climat politique où les spéculations autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle alimentent régulièrement les discussions, le président congolais a voulu recentrer le débat sur la cohésion nationale et la préservation des équilibres républicains.

“Ce dont la République a besoin aujourd’hui, c’est l’unité sur l’essentiel, la responsabilité dans la divergence et la maturité dans le débat public”, a-t-il conclu.

-Un ton mesuré sur un sujet sensible-

Par cette sortie médiatique, Félix Tshisekedi adopte une posture prudente sur une question historiquement sensible en RDC. Le président cherche à rassurer l’opinion sur la nécessité d’un cadre institutionnel stable et respecté.

-Préserver la stabilité institutionnelle-

Le discours présidentiel met l’accent sur la protection des équilibres institutionnels, dans un contexte où toute évocation d’une réforme constitutionnelle suscite rapidement débats et tensions politiques.

Au-delà du pouvoir en place, le chef de l’État congolais interpelle l’ensemble de la classe politique et des forces sociales afin que les discussions autour de la Constitution restent guidées par l’intérêt national plutôt que par des ambitions partisanes.