Le membre de l'exécutif a notamment cité le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi, le Haut-Uele et le Bas-Uele parmi les zones concernées par les mouvements de transhumance observés ces dernières années. Face aux préoccupations grandissantes exprimées par certaines communautés locales et autorités provinciales, le gouvernement entend désormais renforcer l’encadrement de cette question.

Le VPM Jacquemain Shabani a annoncé la mise en place d’une commission multisectorielle chargée d’identifier les éleveurs concernés, de recenser leurs troupeaux ainsi que leurs zones d’installation. Cette initiative vise, selon les autorités, à mieux maîtriser les mouvements des populations transhumantes et à prévenir les tensions récurrentes liées à l’occupation des terres et à la cohabitation avec les populations locales.

Le dossier des Mbororo demeure particulièrement sensible en RDC, mais aussi dans plusieurs pays d’Afrique centrale et du Sahel, où les déplacements d’éleveurs transhumants provoquent régulièrement des conflits fonciers, des affrontements communautaires et des inquiétudes sécuritaires.

Dans certaines régions congolaises, des voix dénoncent depuis plusieurs années une présence jugée incontrôlée, alimentant des craintes autour de l’exploitation des terres agricoles, de la circulation d’armes et de l’infiltration éventuelle de groupes armés à travers des frontières poreuses.

Le gouvernement congolais prévoit par ailleurs l’organisation prochaine d’une réflexion nationale à Kinshasa afin d’élaborer une politique claire sur la gestion des populations en transhumance et la sécurisation des espaces ruraux concernés.

Cette relance du dossier intervient dans un contexte où les questions liées au contrôle du territoire, à la sécurité intérieure et à la gestion des mouvements des populations occupent une place centrale dans le débat public en République démocratique du Congo.