Selon cet ancien membre du gouvernement Lukonde 1, l’administration mise en place par l’AFC/M23 dans les zones sous son contrôle, avec un appui présumé du Rwanda, ne respecte pas la loi fondamentale. Il pointe du doigt plusieurs décisions : la nomination de gouverneurs, la création de deux postes de vice-gouverneurs aux attributions politique et économique, ainsi que la prestation de serment de ces responsables. Autant d’actes, dit-il, qui ne figurent dans aucun texte constitutionnel.
Il va plus loin sur le projet d’une « République fédérale du Congo » porté par l’AFC/M23/TWIGWANEHO. Cette initiative violerait l’article 220 de la Constitution, qui consacre notamment la forme républicaine de l’État et le caractère intangible de certaines dispositions. À ses yeux, vouloir changer l’organisation de l’État par la force, c’est imposer un choix politique en dehors de tout cadre légal.
C’est pourquoi il plaide pour un référendum : rendre directement la parole au peuple. Il invite ceux qui revendiquent un large soutien populaire à le prouver dans les urnes, plutôt que dans la rue. Il insiste aussi sur un point : le débat sur un référendum institutionnel ne doit pas être confondu avec celui sur le mandat présidentiel.
En marge de la commémoration du Genocost, François Rubota a enfin exprimé sa compassion aux survivants et présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Il a aussi critiqué les conditions posées par le mouvement « Sauvons le Congo » et ses alliés pour prendre part au dialogue national. Il les juge comparables à celles qui avaient conduit aux accords de Sun City. Il a conclu en dénonçant le lourd bilan humain des conflits armés et les violences subies par les populations.
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RDC : François Rubota appelle à un référendum sur l’avenir institutionnel
L’ancien ministre congolais du Développement durable, François Rubota revient à la charge. Il s’est prononcé une nouvelle fois pour l’organisation d’une consultation populaire afin que les Congolais tranchent eux-mêmes sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Pour lui, la Constitution est déjà mise à mal depuis la réapparition du M23 en 2021.

Par Pierre Kabongu
Publié le 4 août 2026
Modifié le 4 août 2026 à 22h18
Lecture : 2 minutes.
Pierre Kabongu
Journaliste
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