Selon cet ancien membre du gouvernement Lukonde 1, l’administration mise en place par l’AFC/M23 dans les zones sous son contrôle, avec un appui présumé du Rwanda, ne respecte pas la loi fondamentale. Il pointe du doigt plusieurs décisions : la nomination de gouverneurs, la création de deux postes de vice-gouverneurs aux attributions politique et économique, ainsi que la prestation de serment de ces responsables. Autant d’actes, dit-il, qui ne figurent dans aucun texte constitutionnel.

Il va plus loin sur le projet d’une « République fédérale du Congo » porté par l’AFC/M23/TWIGWANEHO. Cette initiative violerait l’article 220 de la Constitution, qui consacre notamment la forme républicaine de l’État et le caractère intangible de certaines dispositions. À ses yeux, vouloir changer l’organisation de l’État par la force, c’est imposer un choix politique en dehors de tout cadre légal.

C’est pourquoi il plaide pour un référendum : rendre directement la parole au peuple. Il invite ceux qui revendiquent un large soutien populaire à le prouver dans les urnes, plutôt que dans la rue. Il insiste aussi sur un point : le débat sur un référendum institutionnel ne doit pas être confondu avec celui sur le mandat présidentiel.

En marge de la commémoration du Genocost, François Rubota a enfin exprimé sa compassion aux survivants et présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Il a aussi critiqué les conditions posées par le mouvement « Sauvons le Congo » et ses alliés pour prendre part au dialogue national. Il les juge comparables à celles qui avaient conduit aux accords de Sun City. Il a conclu en dénonçant le lourd bilan humain des conflits armés et les violences subies par les populations.