Pour le président de l'ECiDé, cette démarche dépasse le simple débat d'idées. Selon lui, inviter des figures de l'opposition à se rallier à un courant porté par Joseph Kabila constitue une rupture de ligne, incompatible avec les principes qui fondent le combat pour une véritable alternance.

Le recadrage a été cinglant et très imagé : « Demander à la C64 de rejoindre Sauvons la RDC, c'est demander à ceux qui sont au paradis de rejoindre l'enfer ». Par cette formule choc, Martin Fayulu entend souligner l'incompatibilité totale entre la vision de son camp et celle du mouvement "Sauvons le Congo".

Au-delà de cette passe d'armes, l'incident révèle les fractures profondes qui fragilisent l'opposition congolaise. Entre appels à l'unité et divergences sur les alliances stratégiques, notamment autour des initiatives liées à Joseph Kabila, le climat reste électrique. La réplique de Fayulu laisse présager que la controverse est loin d'être close.