Par l'ordonnance n°26/136 du 11 septembre 2026, le Chef de l'État crée d'abord un Comité d'organisation préliminaire. Cette structure est chargée de baliser le terrain pour la future Commission préparatoire du Dialogue. Concrètement, elle devra initier les premiers contacts avec les différentes composantes de la société, identifier les besoins du processus et réunir les conditions politiques, techniques et logistiques nécessaires à sa tenue.

Le dispositif reste entièrement sous l'autorité du Président de la République. C'est lui qui nommera le coordonnateur, son adjoint ainsi que les autres membres du Comité. Il sera appuyé par un Secrétariat technique composé de 11 experts, dont la mission sera de produire les études préalables, les termes de référence et la feuille de route du processus.

Sur le plan financier, le texte prévoit que le fonctionnement du Comité sera principalement pris en charge par le Trésor public, tout en ouvrant la porte aux dons, legs et libéralités. Les membres du Comité et les experts percevront des allocations mensuelles, dont les montants n'ont pas été rendus publics.

L’ordonnance instaure également un strict devoir de confidentialité. Tous les participants devront signer un accord de non-divulgation et la communication autour des travaux sera strictement encadrée par le Président ou son Directeur de cabinet.

En clair, Félix Tshisekedi n'a pas encore convoqué le Dialogue national. Il a mis en place l'outil chargé de le préparer. Tout l'enjeu des prochaines semaines sera de préciser l'essentiel : qui participera, selon quelles règles, autour de quelles thématiques et dans quel calendrier.