Visiblement ému, les larmes aux yeux, l'opposant a lancé devant la presse : « Le Dieu que je sers va s'occuper de Félix et de ses éléments. » Une sortie à forte connotation spirituelle, assumée avec conviction, qui a suscité de vives réactions.

Pour de nombreux observateurs, cette phrase traduit un signe d'essoufflement du camp Fayulu. Elle donne le sentiment d'un leader qui, faute de leviers politiques, s'en remet désormais à la justice divine pour régler ses comptes avec le pouvoir.

Pourtant, l'objet de la mobilisation était clairement politique : dire non à la proposition de loi référendaire. Pour l'opposition, ce texte pourrait ouvrir la porte à une révision de la Constitution et bouleverser les équilibres institutionnels du pays.

Sur la question du dialogue annoncé par le pouvoir, l'opposition se dit ouverte à la discussion, mais pas à n'importe quel prix. Elle rejette le format proposé par Félix Tshisekedi et exige des préalables pour garantir un dialogue crédible, inclusif et équitable.

Entre pression de la rue et rhétorique spirituelle, cette journée du 15 septembre confirme l'intensification du bras de fer politique autour du projet référendaire et des futures négociations.