Tenu dans la salle Saint-Sylvestre du Centre interdiocésain, le panel a réuni le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, l’opposant Martin Fayulu ainsi que l’ancienne ministre Marie-Ange Mushobekwa, autour de plusieurs questions liées à la tenue de ce dialogue.

Durant plusieurs heures, les échanges ont notamment porté sur le format du futur dialogue, les acteurs appelés à y prendre part ainsi que les conditions nécessaires à son bon déroulement.

Prenant la parole, Patrick Muyaya a défendu la poursuite du processus engagé autour du dialogue national. Le portée du gouvernement a soutenu la démarche portée par le chef de l’État, tout en estimant que les discussions peuvent encore permettre d’apporter des ajustements au processus. Le ministre de la Communication et médias a également rejeté l’idée d’une exclusion de certaines composantes de la société congolaise.

De son côté, Martin Fayulu a insisté sur la nécessité d’élargir le cadre des discussions. La figure de l’opposition a notamment plaidé pour la prise en compte des acteurs engagés dans les pourparlers de Doha, estimant qu’une participation plus large permettrait de rechercher une réponse collective aux différentes crises que traverse la République démocratique du Congo.

Marie-Ange Mushobekwa a, elle aussi, mis l’accent sur la nécessité de réunir les différentes parties autour d’une même table. L’ancienne ministre a notamment évoqué la décrispation du climat politique ainsi que le rôle que pourraient jouer la CENCO et l’Église du Christ au Congo (ECC) dans l’accompagnement du processus.

Les discussions ont ainsi mis en évidence des approches différentes sur le format et les modalités du dialogue, tout en faisant ressortir l’importance d’une participation élargie des forces politiques et sociales du pays.

À travers cette initiative, la CENCO entend favoriser la confrontation des points de vue entre les différentes sensibilités politiques et offrir un cadre de réflexion sur les conditions d’un dialogue national inclusif.

Cette rencontre intervient alors que les consultations autour du dialogue national se poursuivent en RDC. Elle pourrait ainsi contribuer à alimenter les prochaines discussions sur les mécanismes susceptibles de réunir les différentes parties prenantes autour d’un même processus.