L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, a de nouveau été visé par une attaque de drones, selon les autorités de la province de la Tshopo.

Le gouverneur provincial a fermement condamné cette attaque contre une infrastructure stratégique et appelle la population à la vigilance. Aucun décès n’a été signalé à ce stade, mais les services de sécurité ont renforcé le dispositif autour de l’aéroport.

Un mode opératoire déjà observé

Cette attaque s’inscrit dans une série d’incidents similaires enregistrés ces derniers mois. Des attaques précédentes contre des infrastructures aéroportuaires dans l’est du pays avaient été revendiquées par le M23, groupe armé actif dans plusieurs provinces orientales.

Les autorités congolaises considèrent ces frappes de drones contre des infrastructures civiles comme une escalade préoccupante. L’usage d’engins aériens visant des aéroports, qui accueillent des vols civils et humanitaires, soulève des inquiétudes quant à la protection des populations et du personnel non combattant.

Qualification juridique

Du point de vue du droit international humanitaire, les attaques délibérées contre des infrastructures civiles peuvent être qualifiées de crimes de guerre si elles visent intentionnellement des objectifs non militaires ou mettent en danger des civils.

Les autorités congolaises ont, à plusieurs reprises, dénoncé ces actes comme relevant de crimes de guerre et appelé la communauté internationale à condamner ces pratiques.

Une enquête est en cours afin d’établir les responsabilités dans cette nouvelle attaque. Kinshasa réaffirme sa détermination à sécuriser les installations stratégiques du pays dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la Democratic Republic of the Congo