Prévu pour la période de juin à novembre 2026, le dispositif repose sur le principe de coordination “Un plan, un budget, une équipe”. L’objectif est d’assurer une intervention harmonisée entre les gouvernements concernés, les agences humanitaires et les acteurs de santé mobilisés sur le terrain.

Selon l’OMS, le plan s’appuie sur quatre piliers essentiels : le leadership des pays affectés dans la conduite des opérations, la mise en œuvre de mesures urgentes pour contenir la transmission du virus, un calendrier d’exécution clairement défini ainsi qu’un financement global de 518 millions USD pour soutenir les activités de riposte.

Présentant cette initiative, le directeur général de l’OMS, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation rapide afin de protéger les populations exposées et de limiter l’expansion de la maladie.

L’organisation met toutefois en garde contre plusieurs contraintes susceptibles de compliquer les efforts déployés. Parmi elles figurent l’absence d’un vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo du virus Ebola ainsi que l’insécurité persistante dans certaines zones touchées, qui rend l’accès aux communautés plus difficile pour les équipes sanitaires.

L’OMS estime néanmoins que l’engagement des autorités nationales, conjugué au soutien de la communauté internationale, pourrait permettre de contenir l’épidémie avant qu’elle ne prenne une ampleur plus préoccupante.

La mise en œuvre de ce plan repose sur une collaboration entre l’OMS et les autres partenaires engagés dans la réponse humanitaire et sanitaire. Déclarée le 15 mai 2026, l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo touche principalement la province de l’Ituri, où des cas ont été confirmés dans les zones de santé de Bunia, Mongbwalu et Rwampara. Si plusieurs décès ont déjà été enregistrés, les autorités sanitaires font également état de patients guéris à la suite de leur prise en charge.