À son arrivée à l'aéroport international de N'djili, le chef de l'État sud-africain a été accueilli, au nom du président Félix Tshisekedi, par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de responsables du secteur de la santé.

Cette visite intervient alors que la RDC est confrontée à sa 17e épidémie d'Ebola depuis 1976. Déclarée le 15 mai dernier dans la province de l'Ituri, cette flambée est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche pour laquelle il n'existe, à ce jour, ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Face à cette situation, les autorités congolaises, avec l'appui de leurs partenaires, intensifient la surveillance épidémiologique, le suivi des cas contacts, la prise en charge des patients et les mesures de prévention dans les zones à risque.

En sa qualité de champion de l'Union africaine pour la préparation, la prévention et la riposte aux pandémies, Cyril Ramaphosa entend réaffirmer l'engagement du continent en faveur d'une réponse collective. L'Afrique du Sud a d'ailleurs annoncé une contribution de 13,5 millions de dollars américains destinée à soutenir les opérations de riposte au Congo-Kinshasa, notamment à travers le renforcement des capacités opérationnelles et des infrastructures sanitaires.

Au cours de son séjour, le président sud-africain doit s'entretenir avec son homologue congolais Félix Tshisekedi à la Cité de l'Union africaine. Les discussions porteront sur le renforcement de la coopération sanitaire, la coordination régionale ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour contenir une épidémie dont des cas ont déjà été signalés au-delà des frontières congolaises, notamment en Ouganda.

Les deux chefs d'État sont également attendus à l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), acteur clé de la riposte, chargé notamment de la confirmation des cas, de la surveillance virologique et de l'orientation scientifique des interventions.

Au-delà de son caractère diplomatique, cette visite illustre la volonté de renforcer une réponse africaine concertée face à Ebola. Elle souligne l'importance d'une coopération régionale, d'un soutien financier accru et d'une approche fondée sur les données scientifiques afin de limiter la propagation de la maladie et de protéger les populations.