Malgré cette évolution encourageante, le bilan de l’épidémie demeure lourd. Le pays compte désormais 6 757 cas confirmés, pour 3 267 décès et 1 590 guérisons. Quelque 813 patients restent pris en charge ou placés en isolement. La létalité s’établit à 48,3 %.

Sur le front de la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts atteint 88,3 %, au-dessus du seuil opérationnel fixé à 85 %. Tous les cas suspects validés au cours de la période ont par ailleurs fait l’objet d’une investigation, permettant aux équipes de renforcer l’identification précoce des personnes potentiellement exposées.

Six provinces toujours affectées

La situation reste toutefois préoccupante sur le plan territorial. 61 zones de santé dans six provinces demeurent affectées par l’épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé et la Tshopo.

L’Ituri reste la province la plus touchée, avec 28 zones de santé affectées sur 36. Elle est suivie du Nord-Kivu, qui en compte 16 sur 34, et du Haut-Uélé avec six zones sur 13. La Tshopo compte sept zones affectées sur 23, tandis que le Bas-Uélé en totalise trois sur 11.

Au Sud-Kivu, la situation demeure particulièrement stable. La zone de santé de Miti-Murhesa, seule aire sanitaire affectée dans la province, affiche désormais 98 jours sans nouveau cas confirmé.

Les 27 nouvelles guérisons viennent renforcer cette tendance favorable. Elles illustrent l’importance du dépistage précoce, de la prise en charge rapide et de l’orientation des patients vers les centres de traitement. Avec 1 590 personnes rétablies depuis le début de la flambée, les équipes de riposte y voient également un signal d’espoir pour les communautés affectées.

Maintenir la vigilance

Malgré l’absence de nouvelles zones affectées au cours des dernières 24 heures, les autorités sanitaires et leurs partenaires appellent à maintenir la vigilance. La surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la prévention et le contrôle des infections, la prise en charge des malades ainsi que la communication sur les risques restent au cœur de la riposte.

L’absence de nouvelle extension géographique constitue un indicateur positif, mais ne signifie pas pour autant que l’épidémie est maîtrisée. Le maintien d’une surveillance élevée sera déterminant pour rompre durablement les chaînes de transmission.

Au niveau continental, les partenaires internationaux continuent de renforcer leur soutien aux pays confrontés aux épidémies. Le Royaume-Uni a notamment porté à 78,7 millions de livres sterling son engagement en faveur de la lutte contre Ebola, un appui salué par le CDC Afrique.

Ces ressources doivent notamment contribuer au renforcement de la surveillance, des laboratoires, de la prévention et du contrôle des infections, de la prise en charge des patients et de la mobilisation communautaire. Elles doivent également soutenir la préparation et la coordination entre les pays partageant des frontières.

Au-delà de la réponse à l’urgence, la question du maintien des capacités développées pendant les flambées épidémiques reste centrale. Les infrastructures, compétences médicales et outils de surveillance mobilisés contre Ebola constituent autant d’acquis qui pourraient être préservés afin de renforcer durablement la préparation sanitaire et permettre une réponse plus rapide face aux prochaines menaces.