Le tournant intervient en 2025. Alors que l’AFC-M23 consolide son emprise sur l’Est de la RDC, il prend publiquement position pour le mouvement lors d’un meeting à Bukavu. Il y dénonce la gestion du pouvoir central, fustigeant népotisme, corruption et fractures sociales.

Quelques mois plus tard, l’AFC-M23 le nomme officiellement maire de Bukavu dans l’administration qu’elle a mise en place dans les zones sous son contrôle. La décision interroge : comment un responsable provincial d’un parti légalement reconnu en RDC peut-il administrer une ville pour le compte d’une rébellion ?

Au-delà du cas Kyalangalilwa, cette nomination relance les spéculations sur des accointances entre certains opposants et l’AFC-M23. Plusieurs anciens cadres ou proches du PPRD de Joseph Kabila ont déjà été aperçus dans l’entourage du mouvement.

Les séjours réguliers de Joseph Kabila à Goma alimentent ces soupçons. L’ex-chef de l’État y séjournerait par intermittence, dans une ville sous influence rebelle, avec une protection assurée par les autorités de facto.