Cette prise de position intervient alors que la C64, qui réunit notamment Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Matata Ponyo, tentait d’afficher un front commun face au président Félix Tshisekedi. La coalition avait même fixé un ultimatum au 15 août. Pour ses partisans, l’objectif était double : maintenir la pression sur le pouvoir tout en laissant une chance au dialogue. Pour Onyemba, cette unité de façade n’a plus de raison d’être.

Selon lui, la C64 n’est plus en phase avec les réalités politiques du moment. Face à des ambitions et des visions désormais inconciliables entre les leaders, il est catégorique : « Il est temps de dissoudre la C64. Plusieurs agendas ne peuvent cohabiter. La dynamique ne sera plus jamais la même. Nous demandons au peuple de se désolidariser de la coalition C64. »

Ce désaveu public est un coup dur pour les partisans de l’unité. Il révèle les tiraillements stratégiques qui traversent la plateforme, au lendemain de la médiation menée par la CENCO et l’ECC. Au-delà de la rupture, Laurent Onyemba dit vouloir aussi imprimer un nouveau cap au sein de sa famille politique, notamment au sein d’_Ensemble pour la République_ de Moïse Katumbi, avec une orientation plus distante du bloc C64.

Alors que la C64 espérait renforcer son rapport de force, cette sortie risque de produire l’effet inverse. En étalant ses divisions sur la place publique, la coalition s’affaiblit et offre un avantage à la majorité présidentielle. Son poids politique et sa capacité de négociation pour les prochaines consultations s’en trouvent réduits.