Dans son discours, Guylain Nyembo a tenu à repositionner l’enjeu. Pour lui, le recensement ne se limite pas à un décompte. Il s’agit d’un investissement dans la connaissance, socle indispensable de toute politique publique moderne.

« Ces données permettront à l’État de planifier les infrastructures et de mieux répartir les ressources. Mais la réussite de ce chantier national ne relève pas du seul gouvernement. Dans une économie moderne, l’information statistique est le moteur de la performance des entreprises. Si l’État en a besoin pour gouverner, le secteur privé en a besoin pour croître. C’est dans cet esprit de synergie que les résultats du RGPH-2 deviendront un outil d’aide à la décision pour vos organisations », a-t-il déclaré.

Le ministre du Plan est allé plus loin : le RGPH-2 est un acte de souveraineté. C’est aussi un outil de bonne gouvernance et un investissement stratégique pour les générations actuelles et futures.

« Une chose est claire : on ne gouverne pas bien un peuple que l’on ne connaît pas. On ne planifie pas le développement d’un pays sans savoir combien nous sommes, où nous vivons et quelles sont nos réalités. Depuis 1984, cela fait plus de quarante ans que la RDC fonctionne sur la base d’estimations », a rappelé Guylain Nyembo, avant d’insister :
« Aucun grand État ne peut bâtir son avenir sur des approximations. Le temps des approximations est révolu. Place maintenant à la connaissance, à la planification et à l’action. Grâce au RGPH-2, la RDC disposera enfin de données fiables pour construire des écoles, des hôpitaux, des routes et des logements, créer des emplois, orienter les investissements publics et conduire efficacement les politiques économiques et sociales. Compter la population, c’est reconnaître sa dignité. La connaître, c’est mieux la servir. Planifier avec des données fiables, c’est gouverner avec justice », a-t-il martelé.

Pour Guylain Nyembo, la réussite du RGPH-2 ne dépendra pas uniquement du budget ou de la qualité de l’organisation. Elle reposera d’abord sur l’adhésion des Congolais.

Il a ainsi lancé un appel à la société civile, à la jeunesse, aux femmes et aux personnes vivant avec handicap : faire preuve d’une responsabilité historique pour garantir la réussite de cette opération d’intérêt national.