Secrétaire général adjoint de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) de Jean-Marc Kabund, il appelle la population à respecter le mot d’ordre contre le projet de révision constitutionnelle. Mais ce sont surtout ses mises en garde qui suscitent la polémique.

En meeting à Kinshasa, il a déclaré que ceux qui sortiraient le 3 juin seraient « corrigés », ajoutant que « le ventre affamé n’a point d’oreille ». L’extrait, relayé par plusieurs médias congolais, circule massivement en ligne.

Ces propos interviennent alors que le débat sur une éventuelle modification de la Constitution crispe déjà la scène politique. L’opposition y voit une tentative d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel et multiplie les appels à la mobilisation depuis des semaines.

Pour plusieurs analystes, le discours se durcit. Les précédentes journées « ville morte » misaient sur la persuasion. Cette fois, les déclarations de Makobo sont perçues comme une volonté d’imposer le mot d’ordre par l’intimidation.

La coalition C64 maintient sa position. Elle présente le 3 juin comme une protestation contre le référendum et toute révision constitutionnelle, et veut démontrer sa force de mobilisation face au pouvoir.