Doté d’un financement de 50 millions de dollars, ce programme vise à accélérer les investissements dans les énergies propres et à promouvoir des solutions concrètes pour réduire la déforestation en République démocratique du Congo.

Au cœur de cette initiative figure la volonté de diminuer la forte dépendance des ménages congolais au bois-énergie, en particulier au charbon de bois, qui constitue encore aujourd’hui la principale source d’énergie domestique. En encourageant le recours à des alternatives plus durables, notamment le gaz et d’autres sources d’énergie propres, le programme entend s’attaquer à l’une des causes majeures de la déforestation dans le bassin du Congo, un écosystème crucial pour l’équilibre climatique mondial.

Au-delà de l’enjeu environnemental, “Énergie Durable 2” ambitionne également d’améliorer les conditions de vie des populations. L’utilisation massive du charbon de bois est en effet associée à de nombreux problèmes de santé, notamment des maladies respiratoires liées à la pollution de l’air intérieur. En facilitant l’accès à des sources d’énergie moins polluantes, le programme contribue ainsi à renforcer la santé publique.

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs représentants du corps diplomatique accrédité à Kinshasa, témoignant de l’intérêt de la communauté internationale pour les efforts de la RDC en matière de transition énergétique. Parmi les personnalités présentes figurait notamment Alison Rose, ambassadrice du Royaume des Pays-Bas, Laura Munoz la représentante régionale du UNCDF, ainsi que le ministre d’État en charge de l’Agriculture, Mohindo Nzangi.

À travers cette initiative, les partenaires entendent également soutenir la vision du gouvernement congolais de positionner la RDC comme un “pays solution” face aux défis climatiques mondiaux. Le programme devrait contribuer à structurer le secteur énergétique, encore largement informel, tout en créant de nouvelles opportunités économiques et en stimulant des investissements durables.

Avec “Énergie Durable 2”, la RDC franchit ainsi une étape significative vers un modèle de développement plus équilibré, conciliant croissance économique, protection de l’environnement et amélioration du bien-être des populations.