Selon la cheffe du gouvernement, les experts de cette mission arriveront à Kinshasa le 7 juin 2026, marquant une étape importante dans les démarches entreprises par les autorités congolaises auprès des Nations unies et de plusieurs partenaires internationaux pour documenter les exactions attribuées à la coalition AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa.

“La mise en place de la mission d’enquête internationale indépendante sur les violations massives des droits humains et les crimes internationaux est désormais en bonne voie”, a déclaré Judith Suminwa, se félicitant de l’aboutissement de ce processus longtemps attendu.

Après une première phase de travail dans la capitale congolaise, les membres de la mission poursuivront leurs investigations à Goma, dans la province du Nord-Kivu, au cœur des zones affectées par le conflit. Afin de garantir le bon déroulement de cette visite, la Première ministre a instruit le ministre des Droits humains et le vice-Premier ministre de l’Intérieur de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer un environnement sécurisé et faciliter les échanges entre les enquêteurs et les différentes autorités concernées.

Elle a également demandé aux responsables des Finances et du Budget de veiller à la disponibilité des moyens opérationnels nécessaires à l’accompagnement des équipes congolaises impliquées dans ce processus. Le gouvernement congolais estime que cette mission contribuera à l’établissement d’un rapport impartial fondé sur des faits vérifiés concernant les violences subies par les populations civiles dans l’est du pays.


-Satisfaction après la mission de la Commission africaine-

Dans son intervention, Judith Suminwa est également revenue sur la mission actuellement menée en RDC par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Elle a salué le bon déroulement de cette visite, organisée à la suite de l’adoption de la résolution 643, par laquelle l’institution africaine a condamné les violations massives des droits humains et les crimes internationaux commis en RDC.

Déployée du 25 mai au 2 juin, cette mission s’inscrit dans le cadre du mandat de promotion et de protection des droits humains confié à la Commission africaine par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Elle vise notamment à recueillir des informations et à évaluer la situation sur le terrain.

La Première ministre a également rappelé l’existence de la résolution adoptée en février 2025 par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Ce texte condamne les graves violations des droits humains perpétrées dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, exige la cessation immédiate des hostilités du M23 ainsi que la fin de tout soutien extérieur au mouvement rebelle.

La résolution prévoit également la mise en place de mécanismes indépendants d’établissement des faits et d’enquête afin de faire la lumière sur les exactions commises et de renforcer les efforts de lutte contre l’impunité. Pour Kinshasa, l’arrivée imminente de la mission internationale constitue une avancée majeure dans la quête de vérité, de justice et de reconnaissance des souffrances endurées par les populations de l’est de la RDC.