Dans sa correspondance, l’élu pointe plusieurs manquements dans la gestion du secteur. Il accuse la ministre de s’appuyer sur des contributions financières destinées au fonctionnement des institutions académiques, des conseils d’administration et du Fonds national de promotion de l’éducation (FNPE), au détriment des étudiants.

Selon lui, certaines structures syndicales et autorités académiques seraient également impliquées dans ce mécanisme controversé.

-Des zones d’ombre dans la gestion des fonds-

Au centre des préoccupations figure la gestion des « quotités » prélevées sur diverses rubriques financières. Le député exige des clarifications sur la destination exacte de ces ressources, qu’il affirme être versées sur plusieurs comptes bancaires en dehors du Trésor public, sans traçabilité budgétaire officielle.

Meba Kalamba Diallo dénonce également le retard « criant » dans la délivrance des diplômes aux étudiants. Il s’interroge sur la non-application de certaines dispositions des accords de Bibwa, signés entre le gouvernement et les représentants du secteur de l’enseignement supérieur, visant l’amélioration des conditions de vie du personnel académique et scientifique.

L’ancien Premier ministre Sama Lukonde avait supprimé certaines quotités appliquées aux frais d’inscription et aux minervals dans les établissements d’enseignement supérieur, rétablies par l’arrêté du 27 août 2020 au profit des conseils d’administration et du FNPE.

L’amélioration des conditions de vie du personnel a été formalisée dans deux accords de Bibwa. Le premier en février 2022, et le second en 2024, entre le gouvernement et le Réseau des associations des professeurs des universités et instituts supérieurs du Congo.