“Qu’est-ce qui se passe au sommet des institutions ?”, interroge Mukwege, dénonçant un renversement des valeurs démocratiques. Selon lui, le Parlement, censé exercer un contrôle sur l’exécutif, se retrouve soumis à un pouvoir présidentiel dominant, ce qui fragilise les contre-pouvoirs essentiels à la démocratie.

Le toubib appelle également la classe politique à préserver sa dignité et sa responsabilité. Il critique les démissionnaires, saluant leur courage mais déplorant qu’ils aient ensuite “imploré la grâce présidentielle”, un comportement qu’il juge incompatible avec l’intégrité politique.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2023 prend avec virulence aux “tambourinaires”, ces proches du président qui flattent par intérêt. “Demain, ils seront les premiers à vous poignarder dans le dos”, avertit-il, soulignant la volatilité de cette loyauté intéressée.

En citant Patrice Lumumba, Denis Mukwege plaide pour un retour à une “éthique de conviction” face à une “politique de calcul”, alors que l’Union sacrée traverse une période de turbulences inédites, entre réformes constitutionnelles envisagées et divisions au sein de la majorité.