Le contexte est explosif. Depuis des mois, la Serbie est secouée par des manifestations contre la corruption et une contestation grandissante du pouvoir. Point de bascule : l'effondrement de la toiture de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui a fait 16 morts. Depuis, étudiants et opposition réclament plus de transparence et des élections anticipées.

Pour autant, Vučić ne tire pas un trait sur la politique. Il reste à la manœuvre derrière son parti, le SNS (Parti progressiste serbe), et pourrait briguer le poste de Premier ministre si sa formation remporte les législatives.

En attendant, l'intérim devrait revenir à la présidente du Parlement, Ana Brnabić, conformément à la Constitution.

Une séquence électorale décisive s'ouvre donc pour la Serbie, avec un double scrutin qui pourrait rebattre les cartes du pouvoir à Belgrade.

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