En marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, les deux présidents se sont entretenus des relations bilatérales et des enjeux de paix et de sécurité internationales. La succession d'António Guterres a figuré parmi les sujets évoqués, selon la présidence sénégalaise.

Un point qui n'a rien d'anecdotique. Dakar porte désormais officiellement la candidature de l'ancien président Macky Sall à la tête de l'ONU. Après des mois de réserve, Bassirou Diomaye Faye a apporté son soutien à son prédécesseur, ouvrant une nouvelle séquence diplomatique.

L'enjeu dépasse la politique intérieure sénégalaise. La désignation du prochain Secrétaire général relève d'un processus complexe impliquant le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale. Dans cette bataille d'influence, la recherche de soutiens internationaux est décisive.

Paris y occupe une place stratégique. Membre permanent du Conseil de sécurité avec droit de veto, la France pèse lourdement sur la gouvernance mondiale et sur le processus de désignation lui-même.

Cette rencontre intervient, par ailleurs, après le rapprochement constaté entre Diomaye Faye et Macky Sall. Si certaines sources prêtent à Emmanuel Macron un rôle de facilitateur depuis l'Africa Forward de Nairobi, les communications officielles des trois présidences restent prudentes sur ce point.

Reste l'essentiel : la candidature de Macky Sall entre dans une phase internationale. Pour Dakar, il s'agit désormais de convertir le soutien national et africain en appuis diplomatiques plus larges, capables de peser à l'ONU.

Le tête-à-tête de New York constitue une étape de cette campagne. Sans préjuger de son issue.