En marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de l'État syrien est revenu sur la décision américaine de 2019 reconnaissant la souveraineté israélienne sur le territoire. Il a raconté avoir interpellé Donald Trump en ces termes : « Pourquoi ne donnez-vous pas le New Jersey aux Israéliens ? » Selon lui, Washington peut disposer de ses propres États, mais pas d'un territoire qui ne lui appartient pas.

Derrière la formule, le rappel d'un contentieux historique. Conquis par Israël lors de la guerre de 1967 puis annexé de facto par la loi de 1981, le Golan n'a jamais vu son annexion reconnue par la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU l'avait d'ailleurs déclarée « nulle et non avenue » dans sa résolution 497.

Pour Al-Sharaa, la position reste donc intangible : « Le Golan appartient à son peuple. »

Une déclaration qui intervient à un moment sensible, alors que Damas et Tel-Aviv mènent, sous médiation américaine, des discussions sur un possible arrangement sécuritaire. Des pourparlers que la présidence syrienne prend soin de distinguer de la question, non négociable à ses yeux, de la souveraineté.