À l’initiative du sénateur du Haut-Katanga, Dany Kabongo, cette démarche met en cause “l’incompétence” du dirigeant dans l’exercice de ses fonctions. L’auteur de la motion insiste toutefois sur le fait qu’elle ne constitue pas une réaction aux récentes déclarations médiatiques de Bahati Lukwebo sur la Constitution.

“Il y a un problème d’incompétence dans ses responsabilités de deuxième vice-président du Sénat. La pétition repose avant tout sur des griefs liés au fonctionnement interne de l’institution”, a déclaré Dany Kabongo.

Selon les initiateurs, plusieurs manquements sont reprochés à Modeste Bahati Lukwebo dans la gestion de ses attributions. Déjà signée par plus de quarante sénateurs, la pétition dépasse largement le seuil requis pour être examinée par la Chambre haute.

Malgré les excuses formulées par l’intéressé, les signataires estiment que la dynamique enclenchée est difficile à inverser, au regard de l’ampleur de la contestation interne.


-Une sortie médiatique controversée-

La polémique s’est accentuée après une récente intervention publique de Modeste Bahati Lukwebo à Kinshasa. Lors d’un point de presse, il avait affirmé que les difficultés de la République démocratique du Congo ne relevaient pas du texte constitutionnel.

“Le pays n’a pas un problème de texte, mais un problème d’hommes”, avait soutenu le leader de l'AFDC-A.

Ces propos ont suscité de vives réactions au sein de Union sacrée de la nation. Plusieurs responsables politiques y ont vu une prise de distance avec la ligne du camp présidentiel.

Même au sein de sa formation politique, Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A), certaines voix se sont désolidarisées, accentuant davantage l’isolement du deuxième vice-président du Sénat dans ce dossier.