Le cortège, parti de la première rue Limete, a rallié le Palais du Peuple, lieu hautement symbolique, avant de se diriger vers l’ambassade des États-Unis, point final du parcours. D’après les organisateurs, une délégation réduite devait y remettre un mémorandum, donnant ainsi à la marche une dimension diplomatique assumée.

Le moment fort est venu du discours d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS. Se référant aux mesures américaines, il a réclamé « l’arrestation sans délai » de Joseph Kabila, signalant un durcissement net de la ligne du parti présidentiel dans un climat politique déjà électrique. Plusieurs cadres de la majorité, dont Willy Bakonga et Lisanga Bonganga, étaient présents, illustrant l’ampleur de la mobilisation au sein de l’Union sacrée.

Plus qu’un simple message de soutien à une puissance étrangère, cette marche traduit un déplacement des équilibres politiques internes. Les leviers internationaux sont désormais mobilisés pour nourrir des exigences nationales.
Entre offensive judiciaire, calculs diplomatiques et manœuvres politiques, cette séquence ouvre une nouvelle étape dont les répercussions pourraient aller bien au-delà de la rue.