Au cœur de cette requête se trouve une accusation directe visant Nyembo Mbwizya Guylain. Selon l’AABG, ce dernier occuperait ces positions sans en avoir la légitimité politique, agissant non pas au nom du regroupement mais à des fins personnelles, notamment en favorisant ses proches. Le document évoque une gestion qualifiée d’individualiste, marquée par des nominations familiales et communautaires au sein des structures liées à son influence.

Le regroupement politique affirme que cette situation a provoqué une désorganisation interne majeure. Plusieurs formations politiques membres auraient quitté la plateforme, certaines rejoignant même l’opposition. Cette dynamique de fragmentation est présentée comme une conséquence directe de ce que l’AABG qualifie de népotisme et de marginalisation des structures légitimes du regroupement.

Sur le plan juridique, l’AABG s’appuie sur son enregistrement officiel auprès du ministère de l’Intérieur, rappelant qu’un regroupement politique est, selon la loi électorale congolaise, une association de partis légalement constitués en vue de conquérir et d’exercer le pouvoir. À ce titre, il conteste la légitimité de toute structure ou individu ne répondant pas à ces critères, notamment les associations sans but lucratif (ASBL), jugées inaptes à exercer une représentation politique formelle.

Le document insiste également sur une note technique du ministère de l’Intérieur qui, selon les auteurs, confirmerait l’absence de base juridique de la position occupée par Nyembo Mbwizya Guylain. L’AABG rappelle en outre que sa direction officielle est assurée par Mangala Ngungu Toussaint, conformément aux procès-verbaux constitutifs et aux textes reconnus par l’administration.

Dans un contexte politique et sécuritaire déjà tendu, marqué notamment par la situation à l’Est du pays, cette affaire met en lumière les tensions internes qui fragilisent la majorité présidentielle. L’AABG appelle ainsi à une intervention directe du Chef de l’État afin de rétablir ce qu’il considère comme l’ordre institutionnel et politique au sein de l’Union sacrée.

Au-delà du cas spécifique, cette correspondance relance un débat plus large sur la gestion des quotas politiques, la discipline des regroupements et la crédibilité des alliances au pouvoir. Elle illustre surtout les luttes d’influence persistantes au sein de la coalition majoritaire, à un moment où la cohésion politique apparaît plus que jamais comme un enjeu stratégique pour la stabilité du pays.