Dans une sortie largement commentée sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques, l'ancien candidat à la présidentielle a dénoncé ce qu’il considère comme une volonté du pouvoir de préparer un maintien à la tête de l’État au-delà du mandat constitutionnel. Selon lui, toute tentative de “confisquer” l’échéance électorale de 2028 sous prétexte de guerre ou d’instabilité pourrait entraîner une rupture profonde sur la scène politique nationale.

Seth Kikuni a estimé que, face à une telle situation, les différentes forces d’opposition, “armées comme non armées”, pourraient être poussées à “franchir le Rubicon” et à “jeter les dés”, des expressions traduisant, selon ses partisans, l’idée d’un basculement politique majeur.

Lors de cette conférence de presse, Félix Tshisekedi a affirmé ne pas être demandeur d’un troisième mandat. Le chef de l’État congolais a toutefois déclaré que, si le peuple congolais souhaitait qu’il poursuive son action au pouvoir, il pourrait accepter cette éventualité.

Ces propos ont rapidement provoqué une vague de réactions au sein de la classe politique congolaise, notamment dans les rangs de l’opposition, où plusieurs acteurs dénoncent déjà un débat prématuré et potentiellement sensible autour de la présidentielle de 2028.

À mesure que les prises de position se multiplient, les déclarations du président et les réponses de ses opposants illustrent la montée des tensions politiques autour des prochaines échéances électorales en République démocratique du Congo.