Depuis des années, des cercles panafricains présentent Tibor Nagy comme proche de réseaux occidentaux favorables au Rwanda de Paul Kagame. Kinshasa, étayé par plusieurs rapports internationaux, accuse Kigali de profiter de l’instabilité à l’Est du Congo pour alimenter des filières illégales d’exploitation minière. Ses détracteurs lui reprochent d’avoir régulièrement défendu le Rwanda ou minimisé les accusations portées contre lui, tout en restant silencieux sur les millions de morts et de déplacés congolais.

Pour une large partie de l’opinion congolaise, ce revirement contre Tshisekedi survient au moment où Kinshasa dénonce plus fermement l’implication du Rwanda et réclame des sanctions internationales. Cette séquence alimente la thèse selon laquelle certains réseaux internationaux privilégient un équilibre régional qui sécurise le commerce des minerais stratégiques, au détriment des intérêts du peuple congolais.