L’ICG prend acte de cette initiative, tout en appelant le gouvernement congolais à élaborer rapidement un plan opérationnel assorti d’un calendrier réaliste pour parvenir à une neutralisation effective du groupe, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de Washington.

Le Groupe de contact met également en garde contre toute collaboration opérationnelle entre les forces congolaises et des éléments des FDLR, jugée contraire aux engagements souscrits. Il demande par ailleurs à Kinshasa de clarifier les mécanismes prévus pour lutter contre l’impunité et d’associer la MONUSCO à la mise en œuvre du protocole.

Le communiqué rappelle toutefois que les responsabilités ne reposent pas uniquement sur la RDC. L’ICG appelle également le Rwanda ainsi que toutes les parties prenantes aux processus de Washington et de Doha à respecter leurs engagements. Il insiste notamment sur le respect des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

La résolution 2773 prévoit notamment la cessation des hostilités du M23, la fin du soutien rwandais au mouvement et le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.

L’ICG salue par ailleurs l’accord d’échange de prisonniers conclu entre la RDC et l’AFC/M23, ainsi que les récents transferts facilités par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ces initiatives sont considérées comme des avancées susceptibles de contribuer à la désescalade dans l’est du pays.

À travers cette déclaration, le message du Groupe de contact international se veut donc double : Kinshasa est appelé à concrétiser rapidement ses engagements en matière de neutralisation des FDLR, tandis que Kigali et l’AFC/M23 doivent, eux aussi, respecter leurs obligations, notamment celles liées à la cessation des hostilités et au respect de l’intégrité territoriale de la RDC.