L'information de base provient d'un article du _New Zealand Herald_ publié le 25 septembre 2026. Le quotidien néo-zélandais indique que Justin Conaglen est décédé en Afrique, quelques semaines seulement après avoir officiellement quitté la New Zealand Defence Force (NZDF) en août. Il était en congé sans solde depuis mars. La NZDF s'était d'ailleurs interrogée sur la date à laquelle il avait commencé à travailler pour un prestataire privé de sécurité. Dans toutes les versions du reportage que nous avons pu consulter, la formulation est la même : un décès « en Afrique », sans aucune mention de la RDC.

C'est un article du média rwandais Bwiza, publié le 30 septembre à 20h15, qui ajoute une localisation précise : Conaglen serait mort en République démocratique du Congo, où il aurait travaillé pour une « société de mercenaires ». Problème : Bwiza cite le _New Zealand Herald_ comme source, alors que le média néo-zélandais ne situe à aucun moment le décès en RDC.

La confusion porte également sur la rémunération. Une publication secondaire affirme que certains contrats de sécurité en zone à risque, comme la RDC, peuvent atteindre 9 000 dollars par mois. Mais aucun élément ne prouve que Conaglen bénéficiait d'un tel contrat. Le résumé attribué au _New Zealand Herald_ évoque, lui, des missions spécialisées pouvant rapporter jusqu'à 2 000 dollars par jour, dans le contexte général du recrutement d'anciens membres des forces spéciales.

L'information a ensuite été largement relayée sur X, notamment par le journaliste Christophe Rigaud avec les hashtags #RDC et #Mercenaires, donnant plus de visibilité à la thèse d'une mort au Congo. Or, la viralité d'une affirmation ne vaut pas confirmation indépendante lorsque toutes les publications renvoient à la même source secondaire.

À ce stade, _Cœur d'Afrique_ n'a trouvé aucune source officielle néo-zélandaise, ni aucune source indépendante fiable, confirmant que Justin Conaglen est mort en RDC. Aucun élément ne permet non plus d'établir qu'il travaillait pour les FARDC, qu'il participait aux combats contre l'AFC/M23, ou que sa mission de sécurité privée avait un caractère militaire.

Ce que l'on peut affirmer avec certitude reste donc très limité : Justin Conaglen, ancien du NZSAS, est mort en Afrique après sa reconversion dans la sécurité privée. Son pays d'affectation, son employeur, son client, la nature exacte de sa mission et les circonstances de son décès restent à établir.

Verdict de Cœur d'Afrique : L'affirmation selon laquelle « un mercenaire néo-zélandais est mort en RDC » n'est pas, à ce stade, suffisamment étayée pour être présentée comme un fait. Elle repose sur une localisation congolaise ajoutée par une source secondaire que nous n'avons pas pu corroborer de manière indépendante.