Son parcours aéronautique est particulièrement long. Avant d’arriver en République démocratique du Congo, le bimoteur avait notamment volé en Union soviétique puis en Ukraine, sous différentes immatriculations. Il a ensuite poursuivi sa carrière en Afrique avant d’être enregistré en RDC sous l’immatriculation 9Q-CUC, notamment auprès de Goma Express. En 2018, il devient 9S-GUC, son immatriculation actuelle. Des archives aéronautiques attestent encore de sa présence à l’aéroport de Ndolo en 2025.

Le passé de l’appareil comporte par ailleurs plusieurs éléments qui interrogent. En 2012, il est notamment signalé à Bukavu, « en attente d’un moteur ». Deux ans plus tard, alors qu’il portait encore l’immatriculation 9Q-CUC, son appareil apparaît dans des manifestes de vols examinés par le Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC.

Selon les premières informations disponibles sur le vol effectué ce vendredi, 16 personnes se trouvaient à bord, parmi lesquelles quatre membres d’équipage. Ce bilan reste toutefois à confirmer officiellement.

L’âge de l’avion, à lui seul, ne permet pas d’établir un lien avec l’accident. Un appareil ancien peut continuer à voler pendant plusieurs décennies à condition de répondre aux normes de navigabilité et de faire l’objet d’un entretien conforme aux exigences réglementaires.

L’enquête devra donc déterminer l’état technique réel du 9S-GUC au moment du vol : nombre d’heures de vol et de cycles, historique de maintenance, dernières grandes révisions de la cellule et des moteurs, mais aussi éventuelles anomalies signalées avant l’accident. Autant d’éléments qui devront être établis pour comprendre les circonstances exactes du crash de Kenge.