Exploité par la compagnie Kin Avia selon les informations disponibles, l'appareil aurait connu une difficulté en plein vol avant de survoler la ville à basse altitude. Une tentative d'atterrissage d'urgence aurait alors été engagée. L'avion a terminé sa course dans une parcelle de la commune de Masikita avant de s'embraser.

Les 13 personnes à bord, plusieurs officiers des FARDC et des civils, ont toutes péri. L'incendie qui a suivi l'impact a compliqué les opérations de secours. Douze corps auraient été calcinés à l'intérieur de la carlingue, tandis que celui du pilote a été retrouvé à l'extérieur de l'épave.

Malgré la chute en zone habitée, aucune victime au sol n'a été signalée à ce stade. Les forces de sécurité et les équipes de secours ont été déployées pour sécuriser le périmètre et poursuivre les opérations sur le site.

La disparition du lieutenant-général Likulia Bakumi donne une dimension particulière à ce drame. Nommé auditeur général des FARDC en 2021, il occupait l'une des plus hautes fonctions de la justice militaire congolaise, notamment auprès de la Haute Cour militaire.

Les circonstances exactes de l'accident restent à établir. Les premiers éléments évoquent une défaillance survenue en vol, sans permettre pour l'heure d'en préciser la nature ni de reconstituer la séquence ayant conduit au crash. L'itinéraire de l'appareil reste également à clarifier, certaines sources faisant état d'un départ de Kikwit, d'autres de Kinshasa.

Le drame relance aussi la question des infrastructures aéronautiques à Kenge. L'ancienne piste de la ville serait aujourd'hui hors d'usage, un point qui devra être examiné pour comprendre les options dont disposait l'équipage au moment de l'urgence.

Une enquête technique devra reconstituer les dernières minutes du vol. L'examen de l'épave, les données de vol disponibles, les témoignages ainsi que les éléments liés à l'appareil et à son exploitation devraient apporter les premières réponses.