Dans une déclaration publique, l'ex-speaker de l'exécutif provincial affirme être injustement associé aux personnes mises en cause dans des affaires présumées de détournement de fonds, rejetant tout lien avec les faits évoqués. Selon lui, certains acteurs politiques chercheraient à l’impliquer pour se dédouaner.

“Mon honneur est attaqué par des groupes qui, pour couvrir des détournements présumés sous la législature du tandem Mantezolo-Bilolo, tentent de m’associer à leurs alliés politiques”, a-t-il dénoncé, appelant à davantage de transparence dans la gestion des affaires publiques.

Vuemba s’est également interrogé sur les accusations implicites portant sur une prétendue responsabilité dans la gestion de son successeur. Il rappelle notamment que Papy Mantezolo aurait, durant plusieurs mois, privé les membres de son ancien cabinet de leurs salaires, rejetant ainsi toute forme de continuité ou d’influence dans cette gestion.

-Un bilan défendu comme irréprochable-

L’ancien président de l’Assemblée provinciale revendique une gestion rigoureuse et sans faille des finances publiques durant son mandat. Il assure qu’aucun détournement n’a été relevé, s’appuyant sur les contrôles effectués par l’Inspection générale des finances (IGF), qui n’auraient signalé aucune irrégularité.

S’adressant aux députés honoraires, Jean-Claude Vuemba a insisté sur la transparence de sa gouvernance. Sous sa présidence, affirme-t-il, aucun franc congolais n’aurait été détourné. Il soutient que, compte tenu de son statut d’opposant, toute faute éventuelle aurait déjà été exposée publiquement.

Vuemba rappelle par ailleurs que son départ, intervenu le 23 juin 2023, faisait suite à une procédure initiée par des pétitionnaires, dont le président de la commission ÉCOFIN. Le rapport financier de la session de septembre 2022, examiné à l’époque, avait été adopté en plénière sans qu’aucune accusation de malversation ne soit formulée.

Pour l’ancien responsable provincial, les tentatives actuelles de l’associer aux affaires en cours relèvent davantage d’une stratégie politique que d’une démarche fondée sur des faits avérés.