L’annonce a été faite par le chef coutumier Otto Bahizi, co-fondateur de la formation politique, qui a évoqué une “ferme désapprobation” face aux prises de position récentes du sénateur. En cause notamment, ses déclarations controversées sur la révision constitutionnelle et ses critiques virulentes à l’endroit de la classe politique congolaise, qualifiée d’“irresponsable et immature”.

Ces propos ont ravivé les tensions au sein de l’AFDC, déjà fragilisée par des divergences internes. En réaction, le collège des fondateurs a décidé de confier la direction du parti à un nouveau responsable, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique. Cette décision vise à apaiser le climat interne et à enclencher un processus de réorganisation destiné à préserver l’unité du mouvement.

La transition s’annonce déterminante pour l’avenir de l’AFDC. Le nouveau leadership devra s’atteler à réconcilier les différentes sensibilités, redéfinir la ligne politique du parti et restaurer sa crédibilité, mise à mal par cette séquence de tensions.

Ce désaveu intervient dans un contexte déjà délicat pour Modeste Bahati Lukwebo, qui a récemment quitté ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, à la suite d’une motion de défiance initiée par le sénateur Dany Kabongo, élu de Lubumbashi.