La FGDPS insiste sur les fondamentaux qui doivent guider le processus. Pour être crédible, le Dialogue doit être à la fois « souverain, inclusif, national et territorial ».

L’organisation adhère pleinement à l’approche proposée : organiser des consultations préalables dans les 26 provinces avant les assises nationales à Kinshasa. Une démarche qui, selon elle, doit impérativement associer toutes les forces vives de la Nation : partis politiques et plateformes sociales, confessions religieuses, autorités coutumières, société civile, milieux scientifiques et professionnels, ainsi que la diaspora congolaise.

Des lignes rouges non négociables

Si le soutien est clair, l’avertissement l’est tout autant. La Force Grise trace des lignes rouges à ne pas franchir.

Le Dialogue ne doit en aucun cas se transformer en « marché politique », ni en une simple compétition pour le partage des postes et des responsabilités publiques. Encore moins servir de tribune pour légitimer la violence armée.

La FGDPS réaffirme un principe cardinal de la démocratie : une conquête militaire ne saurait se convertir en légitimité politique. Aucune arme ne peut conférer plus de droits que le suffrage exprimé par le peuple congolais dans les urnes.

L’intérêt supérieur de la Nation d’abord

L’organisation en appelle à la responsabilité historique des participants. Elle les exhorte à placer l’intérêt supérieur de la République au-dessus des ambitions personnelles et des calculs partisans.

Réaffirmant son attachement indéfectible à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à l’État de droit, la Force Grise invite la classe politique à privilégier le débat d’idées constructif et la recherche du consensus.

Elle insiste particulièrement sur la nécessité d’une participation active et significative de la jeunesse congolaise, fer de lance de la refondation espérée.

Pour la FGDPS, le succès de ce Dialogue ne se mesurera pas au nombre de résolutions adoptées, mais à leur traduction concrète sur le terrain : en décisions courageuses, en réformes structurelles et en résultats tangibles pour la population.

Au-delà des tractations politiques, l’enjeu est existentiel. Comme le conclut le communiqué :

« Le moment est venu de dépasser les querelles de personnes et les calculs politiciens. »

Tout en se disant disponible pour apporter sa contribution au processus, la Force Grise rappelle que la défense, la consolidation et la refondation de la République demeurent une responsabilité collective qui engage chaque Congolais.