Lors d’une séance de travail tenue le 16 avril 2026 à l’Hôtel de la Défense avec son homologue française, Catherine Vaudrin, les échanges ont porté sur l’évaluation des axes stratégiques de la coopération bilatérale, selon une dépêche du ministère congolais de la Défense.

Les discussions ont concerné sur la réforme de l’appareil de défense congolais et la montée en puissance des Forces armées de la RDC (FARDC), avec pour objectif de bâtir une armée plus structurée, professionnelle et dissuasive, capable de répondre durablement aux défis sécuritaires.

Le membre du gouvernement Suminwa a rappelé l’ancienneté des relations militaires entre Kinshasa et Paris, établies notamment par l’accord général de coopération signé en mai 1974. Il a toutefois insisté sur la nécessité de moderniser ce cadre afin de l’adapter aux réalités actuelles.

Face aux crises persistantes dans l’Est de la RDC, Guy Kabombo Muadiamvita a appelé à un partenariat “exigeant et orienté vers des résultats mesurables”. Il a mis en avant plusieurs priorités, dont la formation spécialisée, l’appui aux réformes, l’accompagnement doctrinal et le renforcement des capacités opérationnelles des FARDC, tout en soulignant l’importance d’un dialogue stratégique soutenu entre les deux pays.

Le ministre a également salué l’implication de la France dans les efforts de médiation en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs. De son côté, Catherine Vaudrin a réaffirmé la disponibilité de la France à accompagner la professionnalisation des forces armées congolaises ainsi que les initiatives de stabilisation dans l’Est de la RDC.

Dans cette dynamique de rapprochement, Kinshasa a annoncé l’envoi prochain d’un attaché de défense à Paris, une mesure destinée à renforcer la coordination et le suivi de la coopération militaire bilatérale.