Pour ces derniers, c’est une « digitalisation commerciale » pure et simple. Après les frais d’enrôlement et le coût des relevés de cotes, 5 dollars supplémentaires sont désormais exigés à chaque délibération. Une charge de trop, dénoncent-ils, alors que les frais académiques ont déjà été réglés.

La contestation dépasse les étudiants. Un enseignant, sous couvert d’anonymat, accuse l’équipe de direction de sacrifier l’excellence académique pour renflouer les caisses de l’université. Selon lui, la priorité n’est plus le service aux étudiants, mais la collecte.

Ces accusations tombent quelques mois seulement après l’arrivée de Mme Bayedila et de son équipe à la tête de l’ex-IFASIC. Elles s’ajoutent à d’autres polémiques. Et questionnent le silence de la ministre de tutelle, alors que la rectrice a été son ancienne conseillère. Des pratiques qui jurent avec l’ambition du Grand Chancelier des universités, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : faire des campus congolais des pôles d’excellence, d’innovation et de compétences locales.