Organisée par le ministère, cette session a rassemblé des inspecteurs et cadres éducatifs. Leur rôle désormais : former les enseignants pour qu’ils intègrent ces contenus en classe et animent les clubs d’éveil citoyen dans les écoles.

Dans son discours, Raïssa Malu a insisté sur la rigueur nécessaire pour transmettre ces savoirs. L’enjeu, selon elle, est de faire de la mémoire collective un moteur d’unité et de conscience citoyenne, plutôt qu’un facteur de division.

« Vous avez maintenant les outils pour intégrer ces notions dans les programmes et former les équipes pédagogiques. Votre mission est exigeante : accompagner les enseignants, encadrer les élèves et animer les clubs d’éveil citoyen. Vous êtes les bâtisseurs d’une pédagogie de la conscience », a-t-elle déclaré.

Pour la ministre, enseigner l’histoire du Genocost relève d’un devoir de mémoire et de vérité. Aucun pays ne peut se bâtir durablement sans connaître son histoire et sans développer l’esprit critique de sa jeunesse.

« Pendant huit jours, vous avez travaillé sur des sujets lourds : la justice transitionnelle, le récit du génocide congolais et le plaidoyer pour sa reconnaissance. Ce n’est pas un simple atelier. C’est un acte de mémoire. Éduquer nos jeunes, c’est leur donner les clés pour comprendre nos blessures et en faire des citoyens responsables. Sans conscience historique ni esprit critique, le sens du devoir envers la patrie ne tient pas », a-t-elle souligné.

François Kakese, coordonnateur de la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIAVAR), a salué l’initiative du ministère.

Pendant six jours, les participants ont approfondi trois axes : la justice transitionnelle, le génocide et le narratif du Genocost. Ils ont également étudié les cinq piliers de la justice transitionnelle et les facteurs qui ont alimenté les violences de masse en RDC.