Cette rencontre stratégique a réuni les parties prenantes impliquées dans la gouvernance de ce projet, notamment des représentants du ministère des Finances, du ministère de l’Environnement Développement Durable et nouvelle économie du Climat, le Secrétariat exécutif national du FONAREDD, de la Banque mondiale, de la société civile ainsi que de l’Unité de coordination du Programme d'Investissement Foret

Organisée dans la continuité du comité provincial de février 2026, cette session avait pour objectif principal d’examiner et d’approuver le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 du programme de réduction des émissions dans la province du Maï-Ndombe. Les échanges ont été structurés autour de deux axes majeurs : la presentation du projet et des outils de gouvernance du projet et la validation du PTBA. Les travaux ont suivi une progression en trois temps, allant des allocutions introductives à l’analyse technique des outils, avant de déboucher sur une phase décisionnelle.

Parmi les points saillants, la question de la gestion des crédits carbone excédentaires détenus par l’État congolais a suscité des discussions approfondies. Le Comité de Pilotage a chargé le SE -FONAREDD de faire une proposition afin de clarifier les mécanismes de vente et la structure institutionnelle appelée à piloter cette dimension stratégique, devenue centrale dans les politiques climatiques nationales.

À l’issue des délibérations, le PTBA 2026 a été approuvé, sous réserve de l’intégration des observations formulées par le FONAREDD et les représentants de la société civile. Les participants ont également insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des activités pour respecter l’échéance fixée à juin 2027, tout en appelant à une meilleure définition des livrables intermédiaires afin de renforcer le suivi et l’évaluation des performances.

Ce comité marque une étape importante dans la gouvernance du programme ERPA Maï-Ndombe, à un moment où les enjeux liés à la réduction des émissions et au partage équitable des bénéfices s’imposent comme des priorités nationales. Il traduit aussi une volonté de renforcer la coordination entre les parties prenantes et d’améliorer l’efficacité des dispositifs opérationnels dans un contexte de pression accrue sur les engagements climatiques du pays.