Les discussions ont notamment porté sur l’évolution récente du droit belge en matière de diffamation, d’injures et de menaces, y compris lorsque ces faits sont commis depuis l’étranger. Cette approche traduit une prise en compte accrue du caractère transfrontalier des abus en ligne, devenus plus complexes à encadrer dans un contexte de mondialisation numérique.

Entré en vigueur le 8 avril 2026, le nouveau Code pénal belge consacre un tournant majeur. Il retire à ces infractions leur qualification de délits de presse, les soustrayant ainsi au régime protecteur prévu par l’article 150 de la Constitution. Désormais, ces faits relèvent du droit pénal ordinaire, ouvrant la voie à des poursuites plus directes et à un traitement judiciaire renforcé.

Pour le ministre Guillaume Ngefa, cette réforme constitue une réponse adaptée à la montée des violences verbales en ligne, des campagnes de haine et des menaces qui circulent au-delà des frontières. Il insiste sur la nécessité d’outils juridiques modernisés et d’une coopération internationale accrue pour mieux protéger les citoyens et préserver la dignité humaine dans l’espace numérique.

Cette convergence de vues avec la Belgique fait écho aux réformes engagées en République démocratique du Congo, où les autorités entendent également renforcer l’encadrement juridique de la parole publique sur Internet. Dans cette dynamique, Kinshasa et Bruxelles posent les bases d’un front judiciaire commun face à des infractions désormais déterritorialisées.