Dans une séquence vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, le médecin précédemment accusé de violences physiques sur une patiente, affirme avoir reçu, alors qu’il était détenu, la visite d’un “haut gradé” présenté comme un émissaire du président de la République, Félix Tshisekedi. Selon son récit, cette visite aurait profondément marqué son entourage, l’envoyé lui ayant assuré que “tout est déjà fin prêt”, une déclaration interprétée par certains comme le signe d’une possible intervention en amont dans la procédure judiciaire.

Ces affirmations ont rapidement suscité des réactions contrastées. Pour plusieurs observateurs, elles viennent alimenter les soupçons récurrents d’ingérence politique dans les affaires judiciaires en RDC. D’autres appellent toutefois à la prudence, rappelant l’absence, à ce stade, de preuves formelles étayant ces accusations.

Cette nouvelle sortie médiatique intervient dans un contexte déjà sensible, où la question de la séparation des pouvoirs demeure au cœur des débats publics. Elle contribue ainsi à raviver les interrogations sur la capacité du système judiciaire congolais à garantir son indépendance face aux pressions politiques.

Pour rappel, le docteur David Balanganayi avait été condamné par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole, siégeant en chambre foraine, à deux mois de servitude pénale avec sursis d’un an, assortis d’une amende de 25 millions de francs congolais.