Face à ces anomalies, le membre du gouvernement Suminwa a demandé l’application stricte des procédures légales. Guillaume Ngefa a notamment ordonné la mise sous scellés immédiate des fonds, en présence d’officiers de police judiciaire, et l’établissement d’un procès-verbal détaillé retraçant les circonstances de l’interception et identifiant toutes les personnes impliquées.

Le ministre a également décidé que la somme soit consignée à la Banque centrale du Congo, et que tous les documents afférents soient transmis à la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF), dans le respect des procédures en vigueur.

Au-delà de ces mesures conservatoires, les autorités judiciaires sont invitées à remonter à l’origine des fonds, qualifier juridiquement les faits et déterminer les responsabilités. Guillaume Ngefa insiste sur le caractère potentiellement pénal de cette affaire, évoquant des infractions telles que le détournement de biens saisis, la corruption, l’entrave à la justice ou le blanchiment d’argent.

Le ministre met en garde contre toute tentative d’intervention illégale sur ces fonds, rappelant que toute manipulation en dehors du cadre légal exposerait ses auteurs à des poursuites exemplaires.