Selon des propos relayés sur les réseaux sociaux, l’intéressé aurait évoqué un projet de création d’une “République unie des Swahilophones”, regroupant notamment les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema et de l’Ituri. Il aurait également affirmé que des drapeaux de cette future entité seraient déjà en cours d’impression.

Ces déclarations, dont l’authenticité et la portée restent sujettes à débat, sont perçues par certains observateurs comme une remise en cause de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Plusieurs voix y voient un discours susceptible d’alimenter les inquiétudes autour des risques de fragmentation du pays.

Dans ce contexte, certains acteurs politiques accusent l’ancien président Joseph Kabila et l’opposant Moïse Katumbi de poursuivre une stratégie visant à affaiblir les institutions nationales et à favoriser des intérêts étrangers dans l’est du pays. Des accusations qui s’inscrivent dans un climat politique déjà marqué par de fortes tensions sécuritaires et diplomatiques.

Les mêmes critiques établissent un lien entre cette supposée dynamique politique et les activités de groupes armés opérant dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23. Elles estiment que les enjeux dépassent le cadre partisan pour toucher à la souveraineté, à la sécurité et à la stabilité des institutions de l’État.

Face à ces allégations, plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile réaffirment leur attachement à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de la RDC. Ils appellent à la vigilance et au renforcement de la cohésion nationale dans un contexte régional particulièrement sensible.